Fond d’étude « J’aide un enfant » : pour un meilleur avenir.

Dans le cadre des 40 ans, Solidarité Protestante envoie chaque mois un mail spécial. Aujourd’hui nous avons l’honneur de vous présenter Thérèse Gasenge, chargée du service de diaconie au sein de l’Eglise presbytérienne au Rwanda.

 

Depuis combien de temps êtes-vous en partenariat avec Solidarité Protestante ?

Réunion du consistoire au centre Bruxelles avec la Pasteure Greet Heslinga.

Notre partenariat a commencé en 1994, à la suite de la visite de M. et Mme Theo Stevens de SP à l’Eglise presbytérienne au Rwanda (EPR). C’était juste au lendemain du génocide commis contre les Tutsis. À l’époque beaucoup d’enfants, dont un grand nombre d’orphelins, étaient dans la précarité la plus totale. C’est ainsi que l’idée du projet « j’aide un enfant » est née. La pasteure Greet Heslinga a repris le suivi en 2004 et se donne corps et âme pour ce projet et pour le groupe de travail.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

Élèves soutenus dans le cadre du projet.

Le but de ce projet est d’assurer un meilleur avenir à tous ces enfants, orphelins ou provenant de familles démunies, en leur payant les frais scolaires de l’école secondaire.

 

Quelle est la plus belle expérience que vous ayez vécue dans le cadre de cette collaboration ?

Ce que j’ai trouvé intéressant et gratifiant, c’est de voir un enfant, initialement condamné à une vie de misère et de pauvreté extrême, devenir une personne adulte, capable de prendre sa destinée en main. Plus encore, c’est le fait aussi que ces enfants ont conscience que c’est grâce à un acte de solidarité humaine que leur vie a été complètement changée.

 

Quels sont vos souvenirs les plus difficiles ?

Le fait que nous n’ayons pas été capables d’aider tous les enfants qui avaient besoin de notre soutien.

 

Visite à l’école de TTC Save – Butare

Avez-vous un témoignage personnel à nous partager ?

Mon travail avec le groupe des personnes vulnérables (les enfants du secondaire et aussi les familles pauvres) m’a davantage ouvert les yeux à la souffrance et à la misère d’un grand nombre de gens dans nos sociétés. De plus, il m’a sensibilisée à notre vraie vocation, en tant que chrétiens, à savoir celle de servir et de secourir les plus vulnérables, à la suite de Jésus. Grâce au soutien et à l’accompagnement de SP dans cette aventure humaine, j’en suis aussi enrichie et fortifiée.

 

Pensez-vous continuer cette coopération dans le futur ?

C’est mon souhait le plus vif, car les bienfaits de cette coopération sont incommensurables.

 

Avez-vous une anecdote à nous raconter ?

Il y avait une adolescente d’environ 16 ans qui dormait dans la rue et qui avait entendu parler de notre action. Suite à un entretien avec elle, il lui a été donné la somme de 20,000 Frw afin qu’elle lance un commerce de fruits. Peu de temps après, nous l’avons retrouvée dans la rue. Elle n’avait pas lancé de commerce. Et depuis, elle fait tout pour nous éviter. Je rencontre beaucoup de cas comme celui-ci dans l’exercice de mon travail, mais cela ne me décourage pas car il y a un grand nombre de personnes qui souhaitent réellement que leur misère prenne fin.

  • Réunion du consistoire au centre Bruxelles avec la pasteure Greet Heslinga.

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